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Le Lignage Des SCAVEDRIS
Par Paul W-G Herve
Edit. Solédi
- Liège
Dans la Principauté de Liège vivait jadis un couple si riche et si puissant que leur postérité, en se partageant leur opulent héritage, a fondé en terre hesbignonne une multitude de seigneuries.
C’est ainsi que prit naissance
cette noblesse liégeoise valeureuse et fière, dont les exploits firent les
délices de nos vieux chroniqueurs. Si
leur vaillante épée fut maintes fois la sauvegarde du pays, si leurs
chevauchées impétueuses semèrent souvent l’effroi dans les rangs ennemis, ils
ne surent pas garder entre eux la concorde, et la guerre fratricide des Awans
et des Waroux devait leur être fatale.
Décimés dans de terribles corps à corps, ils y noyèrent à tout jamais
dans le sang leur puissance et leur richesse.
A la suite de Hemricourt, de
nombreux chercheurs ont étudié et fouillé la descendance de Raes de Dammartin
et d’Alix de Warfusée ouvrant ainsi à de nombreuses familles du pays des
horizons lointains sur leurs origines.
Ce qui a été fait au profit de
la généalogie liégeoise, nous nous proposons de l’établir pour les familles
limbourgeoises . Car l’étude des origines
lointaines de la vieille noblesse du Duché, tout en nous découvrant des
similitudes frappantes, nous présente aussi un puissant intérêt. Il existait en effet dans le Limbourg une
riche famille dont les membres se partagèrent la puissance territoriale et
devinrent chefs de lignée en donnant à leur descendance le nom de leur
seigneurie. Ne les vit-on pas, ces
fiers SCAVEDRIS fréquemment en querelles sanglantes avec leurs ennemis
héréditaires : les MULREPAS, et lors de la guerre, survenue par suite de
l’extinction de l’ancienne race ducale, pour la possession du Duché, ne vit-on
pas en pleine bataille de Woeringen, le 5 juin 1288, les SCAVEDRIS, partagés en
deux factions adverses, se ruer les uns sur les autres et se combattre avec une
telle violence que de cent et dix guerriers du lignage quatre avec peine
échappèrent à la mort.
Comme les Awans et les Waroux,
leur humeur guerrière et leurs luttes intestines les avaient, sinon anéantis,
tout au moins gravement affaiblis. Ce
parallèle entre Liégeois et Limbourgeois nous a paru intéressant à établir et
si les premiers ont laissé dans l’Histoire locale plus de traces, nous allons
tâcher de rendre aux seconds la place qu’ils méritent ou plutôt nous osons
espérer que cette modeste étude suscitera des fouilles productives dans le
passé de notre vieux Duché de Limbourg.
Aux premiers siècles de notre
millénaire, quand le Duché de Limbourg possédait encore sa propre maison
souveraine, florissait dans la région une riche et puissante famille. Ses membres en effet se partageaient la
plupart des avoueries, seigneuries et châteaux du pays et en détenaient les
plus hautes charges. C’est ainsi que la
Sénéchalerie limbourgeoise fut souvent l’apanage des Scavedris. L’un deux,
Conrad SNABBE DE LONCHINS,
ou LONTZEN, était préposé à la
garde des châteaux de Limbourg, de Herve et de Libois, lors de la guerre pour
la possession du Duché à l’extinction de la vieille dynastie, qui le détenait
depuis les origines. La Famille des
Scavedris était alors à l’apogée de sa puissance quand soudain, le coup de
tonnerre de Woeringen, le 5 juin 1288, fit s’écrouler la prédominance du
Lignage. Un nouveau maître, le Duc Jean
1er du Brabant, s’était imposé au pays et, soit par fierté, soit par
nécessité, la plupart des ses représentants s’effacèrent ou s’exilèrent.
Nul n’ignore que les familles féodales adoptèrent comme vocable le nom du fief ou de l’alleu le plus illustre en leur possession. C’est ainsi que nous retrouvons des Scavedris subdivisés en de nombreux sous-lignages, dont l’identité s’affirme par des noms de seigneuries, de châteaux ou de fiefs.
Si nous parcourons des yeux la
carte de l’ancien Duché de Limbourg, nous y lisons les noms de : Gemmenich,
Broeck, Gulpen, Lontzen, Holsit, Veldjaeren, Hove, Huckelbach, Broesberghe,
Heyendale, Clermont, Couve, Charneux, Julémont, Asse, Doenraedt, Herve, Wittem,
Wilre, Nyswilre, Sprimont, Treversdorp, Xhénemont, Remesdale,
etc. Tous ces noms distinguaient les
branches poussées de l’antique tronc des Scavedris.
Un des signes les plus significatifs de leur commune origine est constitué par le port d’armoiries pleines à la croix engrêlée, différenciées comme il convient par les couleurs et aussi par l’adjonction de différentes pièces héraldiques, telles que étoiles, coquilles, mouchetures d’hermine etc. D’après le chanoine Ernst et Hemricourt, Scavedris portait d’or à la croix engrelée d’azur. L’adoption constante d’un même blason par de nouveaux chefs de lignage dans le Duché serait déjà une preuve authentique d’origine commune. Mais il y a plus encore : le partage de seigneuries entre les fils d’un seigneur et qui prennent dès lors le nom de leur héritage pour eux et leur descendance. Il y a des démembrements de domaines donnant aussi leur appellation à leur bénéficiaire. C’est encore pour certains le port alternatif du nom de leur terre et celui de leur auteur, qu’ils abandonneront d’ailleurs pour léguer le premier à leurs hoirs. Voilà entre autres, quelques éléments susceptibles de nous renseigner au sujet de la liaison de ces nombreuses familles entre elles. Suivant ces indications nous avons pu établir l’essaimage des Scavedris en deux groupes principaux :
Premier groupe des JULEMONT-WITTEM comprenant : WITTEM – JULEMONT – CHARNEUX – ESSE – POSWICK – WILRE –
NYS-WILRE – HERVE – GELOES – RAVE – vAN dEN HOVE – XHENEMONT – CHINVILLE –
HUCLELBACH.
Deuxième groupe : BROECK – SAINT ALBRECHT – GEMMENICH – RAMESDALE – HOLSIT –
TREVERSDORP – DOENRAEDT – LONTZEN – CLERMONT – COUVES – AWILHONRIEU – SMALE de
BROESBERGHE – HEYNDALE – REUL.
Une famille isolée : SPRIMONT
Pour se reconnaître plus facilement dans la mêlée des
combats, outre les cimiers et les signes et couleurs de leurs blasons, les
chevaliers de même lignage adoptèrent souvent un cri de ralliement, Or, nous
apprend Hemricourt, les Wittem, Julémont et Charneux
criaient : « Julémont « . Ceci démontre à l’évidence que les premiers seigneurs de Wittem
portaient le nom de Julémont.
Ceux-ci sont donc sans conteste les chefs de file des familles du
premier groupe. Les Nyswilre et
les Wilre étaient issus eux-même des Wittem. L’écu d’or à la croix engrelée de gueules devint pour les
premiers d’argent à la croix gueules.
Comme
il se verra ci-après, Herve et Geloes prirent naissance au
lignage de Nyswilre. Quant à Xhénemont
de première race, il portèrent les mêmes couleurs que les Herve et l’un et
l’autre relevèrent des alleux à Xhénemont-lez-Herve.
Les Chinville, enfin en relevant la chatellenie de Herve semblent devoir se rattacher à la famille de Herve, à laquelle ils auraient succédé dans cette charge. Huckelbach blasonnait comme les Chinville aux mêmes époques.
Et voilà comment se justifie l’ordre des familles issues des Scavedris tel qu’il est présenté ci-dessous.
+ + + +
Tableau de
filiation des Groupes
Groupe I.
Scavedris
/------------------------------------/
Julémont Broeck
/ ----------------------------/
Julémont Wittem
/------------/-----------------------/ --------/------------------/
Hove Julémont
Charneux Wilre Nyswilre
/--------------/ /--------------/
Esse
Herve Geloes Gulpen
----/-----
Rave
Groupe
II.
/
Broeck
/-----------------------------/------------------------------------/
Gemenich Broeck Saint Albrecht
/------------------------------------------------------------------------------------------/
Ramersdale Lontzen Clermont
Couves Reul Wilhonrieu
/----------/-----------/
/-----------/-------/
Holsit Treversdorp Smale de
Broesberghe Heyendale
+ + + +
Le second groupe semble bien
prendre son point de départ chez les Broeck. Ceux-ci, de même que les Gemmenich et les Saint
Albrecht, blasonnaient d’argent à la croix engrelée d’azur, sans
brisure : ce qui démontre leur communauté d’origine. D’autre part, les Holsit étaient dits
de Broeck et formaient une même lignée avec les Remersdal et les Treversdorp. Quant à Lontzen, il passa par
héritage aux Holsit. D’autre
part, un cimier semblable surmontait les heaumes des Lontzen, Gulpen,
Clermont, Couve et Reul, témoignant aussi d’une provenance comune.
Enfin, les reliefs Braesberghe
étaient opérés par les Lontzen et par les Smale de Broesberghe, du même sang que les Awilhonrieu et
que les Heyendale.
Et voilà comment ces trente
familles limbourgeoises peuvent revendiquer l’honneur d’appartenir à la vieille
race des Scavedris, dont les fières cohortes faisaient jadis la gloire
de l’antique Duché.
*
* *
Pour témoigner de la position brillante qu’occupait
la noble lignée au Duché de Limbourg, je ne puis m’empêcher de citer une charte
du Duc Waleran IV, d’Ermengarde, sa fille et de Renaud de Gueldre, époux de
celle-ci. Cet acte a pour objet la
vente faite par ceux-ci d’une forêt, nommée Hervibois, à l’Abbaye de Val-Dieu le 29 août 1276. Dans la légalisation de cet actes, délivrée
par la Justice de la ville et du ban de Herve à la même date, nous n’y voyons
pas moins de dix Scavedris figurer parmi les témoins. (voir Ernst, Tome
VI, p 294). Ce sont Arnold de Charnoir, Giles et Guillaume, frères
de Reymersdale, Conon de Lonchin, Goblekinus de Huckelbach, Allard et
Bauduin, frères de Huckelbach, Anselme de Wilonriwe.
Si nous recherchons maintenant quel était le berceau
de la famille , nous trouvons dans la liste des Abbés de Saint-Gilles, dressée
par le généalogiste Abry, le renseignement suivant :
« Noble et Révérend Seigneur Simon de Julémont, élu huitième abbé de Saint-Gilles, le 25 juillet 1285, était fils d’Arnold de Withem, dit de Julémont, gentilhomme du pays de Juliers, issus de la famille Scavedriessche du dit Duché ».
Donc, à en croire
Abry, les Scavedris seraient originaires du pays de Juliers. Faisons toutefois remarquer que cet auteur
se trompe au sujet de la nationalité, si on peut ainsi s’exprimer pour une
époque si lointaine, d’Arnould de Withem de Julémont, qui était bel et
bien Limbourgeois, ou tout au moins du pays de Fauquemont.
D’après van Heelu, les Scavedris du Limbourg
étaient de l’Oesning, traduction germanique d’Ardenne, et spécialement du pays
de Sprimont, qu’il plaçait dans l’Oesning (cfr. Ernst, Tome IV, p. 490). Notons en passant que Conon de Lonchin, le 29 juin 1289,
dans son acte de cession au comte Guy de Flandre de Lonchin, Herve et Sprimont,
stipule que le payement aura lieu à La Roche en Ardenne. Cette clause fait supposer que les Lonchin
y avaient une résidence. D’ailleurs les
Scavedris se rencontraient aussi dans le pays de Malmédy.
Quand au nom même de la famille en question, nous
lisons Ernst, Tome IV, p 414, ce qui suit :
« Pontanus Hist. Gelr. les appelle les Scavedriscanos, mais leur vrai nom était Scavedriesche ou Scavedris, comme les nomme Hemricourt, ou Scavedres, ainsi que le porte une charte de 1276, où le Duc de Waleran nomme parmi les Chevaliers, Renerus, dictus Scavedres, Egidius et Wallinus fratres. Le premier se trouve nommé Renerus de Driske dans une charte de 1272. Mais dans une autre charte de 1276 se voient les trois frères sous le nom de fratres de Remberval, qui est la traduction du nom flamand de Reynberzdale, sous lequel on voit le chevalier Simon dans une charte de 1252. Une charte de 1287 et une autre de trois de ses fils, datée du mois de juin 1290, le font connaître sous le nom de Reymersdale ; c’est celui que l’endroit porte encore. Il est apparent que le nom de Driske ou Driesche leur est venu d’un château de ce nom, situé dans la commune d’Henri-Chapelle, où se voyaient naguère les débris d’un ancien château nommé Celler-Driesche ».
De là ils se dispersèrent à travers la région, allant
fonder de nouveaux foyers, désignés désormais sous le nom de leurs résidences
respectives. Comme une ruche prolifère
s’épuisant par de trop multiples essaimages, le vieux manoir, ruiné par le laps
de temps devait à jamais disparaître avec le vieux nom de Scavedris. Cependant les archives et les sceaux peuvent
encore raviver leur mémoire. Voici
quelques sceaux mentionnés par de Raedt - Tome III - p 375.
Jacquemins ou Jacques Scavedris, Chanoine de Saint-Servais à Maëstricht en 1348 : une croix engrelée au franc-quartier senestre (gravé en creux) chargé d’une fasce. L.S. Jacobi Scavedrice.
Lemmeken Scaefdriesch, jadis prisonnier à Basweiler, sous le Sire de Cronenburg en 1374 : une crois engrelée accompagnée au premier canton d’une étoile. La légende est presque effacée.
Lambrecht
Scaefdriesch-van den Brouck scelle un acte de son parent Renaud, sire de
Schoonvorst et de Zichem, en 1397 : une croix engrelée. L.S. Lamberti Scavedries.
XXIX
FAMILLES de REUL
Armes : de sable à la croix engrelée
d’argent. Heaume : d’argent
couronné d’or. Cimier : un
bourrelet d’argent et de sable, surmonté d’un buste d’homme, habillé de l’écu,
au rabat d’argent, coiffé d’un chapeau de sable portant sur le devant une croix
d’argent.
La Noblesse limbourgeoise, de Poswick, nous
donne la généalogie des de Reul, branches de Limbourg et de Walhron, qui
étaient en possession des prérogatives de la noblesse. En voici la relation :
I.
Daniel Reul épousa en
1580 Marguerite van der Heyden et mourut à Aix-la-Chapelle le 21 avril
1636. Sa femme était fille de Guillaume
van der Heyden et de Jeanne Vroeghop.
Ils laissèrent :
II. Léonard Reul convola avec Anne
Bischop et mourut en 1629,
Ayant
eu :
1°
Jean Reul, mort célibataire en 1630 ;
2° Guillemine Reul,
morte sans alliance ;
3° Théodore qui suit.
III. Théodore Reul, seigneur de Nereth, né
le 23 septembre1615.
Il mourut à Limbourg le 26 décembre
1689. En 1640 il avait épousé Marie
Hannot, décédée à Limbourg le 26 janvier 1687.
Elle était la fille de Gaspart Hannot et
de Jeanne de Caldenbourg. De l’union
ci-dessus naquirent à Limbourg :
1°
Pierre Reul, baptisé le 2 avril 1641 ;
2°
Anne-Marie, baptisée le 8 mai 1642 ;
3°
Jeanne Reul, baptisée le 22 juillet 1643 ;
4°
Ursule Reul, jumelle de la précédente ;
5°
Gaspard-Chrétien, baptisé le 12 janvier 1645 ;
6°
Arnold Reul, baptisé le 13 mai 1647 ;
7°
Gaspard-Lancelot qui suit ;
8°
Jean-Baptiste Reul, baptisé le 9 juin 1652 ;
9°
Massin-Corneil Reul, auteur de la branche de Neuberg
10°
Antoine-François Reul, auteur de la branche de Bilstain
IV.
Gaspard-Lancelot de
Reul, seigneur de Nereth, licencié ès lois,
Avocat
au Conseil Souverain du Brabant, bourgmestre de la ville de Herve, juge à la Chambre
des Tonlieux du Limbourg, député aux Etats du Limbourg, mourut à Herve le 3
avril 1710.
Il
avait épousé dans cette ville, le 8 janvier 1673, Isabelle d’Ardenne, décédée à
Herve le 27 avril 1697. Fille de Simar, échevin du ban de Herve, et de Marie Bebronne. De cette union naquit les suivants, tous
baptisés à Herve :
1° Marie-Isabelle, baptisée le
19 juillet 1674 ;
2°
Marie-Anne-Françoise-Joséphine, baptisée le 5 août
1675,décédée à Herve le 4 mai
1720, femme de Jean-Godefroid de Maigret, licencié ès lois, greffier du chef
ban de Herve, décédé en cette ville le 15 octobre 1706 ;
3° Anne-Marie-Thérèse, baptisée
le 6 mai 1677 ;
4° Théodore-François, qui
suit ;
5° Marie-Isabelle, née et
baptisée le 1er juin 1680 ;
6°
Isabelle-Claire-Josèphe, née et baptisée à Herve le 21 octobre
1681 ;
7°
Catherie-Isabelle-Joséphine, née le 25 janvier 1684 ;
8°
Marie-Angéline, née le 14 février 1686 ;
9°
Joséphine-Caroline, née le 17 décembre 1686 ;
10°
Jean-Guillaume-Dieudonné, né le 22 septembre 1690,
licencié ès lois, chanoine d’Alost, décédé à Herve le 30 septembre 1758 ;
11°
Marie-Françoise-Joséphine, née le 3 juin 1692.
V.
Théodore-François de
Reul, seigneur de Nereth, né et baptisé à Herve le 28 mai 1678, licencié ès
lois, échevin de la Haute Cour etc. mourut en 1747. Il avait convolé à Liège en octobre 1701 avec Marie-Béatrice de
Goer, fille d’Antoine et de Béatrice de Gomzé.
De ce mariage naquirent à Herve :
1°
Marie-Isabelle-Joséphine, baptisée le 29 septembre 1702 ;
2°
Marie-Béatrice-Thérèse, née le 26 octobre 1704 ;
3° Gaspard-Antoine-Joseph, décédé en 1741, marié à Marie-Anne de Lamberts-Cortembach, née à Aix-la-Chapelle le 10 février 1709, fille de Léoonard de Lamberts-Cortembach, chevalier du S.E., vicomte de Montenaeken, seigneur de Cortembach, Einradhof et Vaalsbroeck, et d’Emérence de Surlet, dame de Bergiler. Ils eurent une fille : Anne-Emérentiane, mariée au baron Bernard-Joseph de Halberg, seigneur de Bracheleen ;
4° Théodore-Lambert-François qui suit ;
5° Marie-Isabelle-Françoise, née le 15 sept
1715 ;
6° Jean-Guillaume-Emmanuel, né le 29 décembre 1719.
VI.
Théodore-Lambert-François
de Reul, avocat au Conseil Souverain de Brabant, décédé à Bruxelles le 10
août 1790, avait épousé à Bruxelles, le 7 février 1741, Jeanne-Anne Louys,
fille d’Augustin Louys et de Marie-Antoinette de Grieck. Elle fut anoblie avec ses frères et sœurs
par diplôme du 2 mai 1765. De cette
alliance naquirent :
1° Théodore-Joseph-Jacques-Marie, né et baptisé à Bruxelles le 18 novembre 1741, épousa le 29 juillet 1778, Marie-Julienne van Langendonck, fille de Rémy-Martin et de Marie-Thérèse-Eléonore van den Haeghen-d’Eesbeke ;
2° François-Philippe-Joseph, né et baptisé à
Bruxelles le 20 décembre 1750, décédé le 7 juin 1751.
VII.
Augustin-Gaspard-Henri de
Reul, né et baptisé à Bruxelles le 4 mars 1743, licencié ès lois, épousa le
20 mai 1766, Anne-Gertrude-Marie de Paul Helman, fille d’Augustin Helman et de
Barbe van Schoor. De ce mariage
naquirent :
1° Barbe-Marie-Thérèse, baptisée à Bruxelles le 14 juin 1767, décédée le 27 juillet 1791. Elle épousa Dominique-Joseph-Edouard-Sébastien, vicomte de Walckiers, seigneur de Saint-Amand, fils d’Adrien-Ange et de Dieudonnée-Louise-Joseph de Nettine ;
2° Jean-Baptiste-Théodore de Paul, baptisé à
Sainte-Gudule, à Bruxelles le 16 janvier 1770, décédé le 2 février suivant.
BRANCHE DE NEUBERG
IV.
Massin-Corneil de
Reul, né à Limbourg, y baptisé le 7 septembre 1655, mourut à Eupen le 19
avril 1712. Il avait épousé en 1685 Eve
Clebanck, décédée à Eupen le 5 septembre 1733, fille de Gille et Sébille
Mostert. De ce mariage naquirent :
1° Gilles-Théodore qui suit ;
2° Jean-Joseph- Antoine, licencié ès lois, décédé à
Eupen le 20 septembre 1753.
V.
Gilles-Théodore de
Reul, seigneur de Neuberg, baptisé à Eupen le 3 novembre 1685, licencié ès
lois, échevin de la Haute cour du Duché de Limbourg, juge à la chambre des
Tonlieux, mourut à Limbourg le 25 juillet 1765. Il avait épousé à Limbourg, le 31 mai 1731, Marie-Philippine de
Tignée, née à Liège et bptisée à Notre-Dame-aux-Fonts le 28 août 1696, décédée
à Limbourg le 25 juillet 1765, fille de Jean-Hubert de Tignée, seigneur de
Bonneville, Sclayn, Faulx, bourgmestre de Liège, et de Catherine-Anne
d’Olne. De ce mariage naquirent :
1° Maximilien-Corneil qui suit ;
2° Chatherine, baptisée à Limbourg le 7 juin 1724,
décédée à Eupen le 10 septembre 1744 ;
3° Jean-Hubert-Joseph, baptisé à Limbourg le 1er
ars 1726, licencié ès lois et prêtre ;
4° Eve-Josèphe-Thérèse, baptisée à Limbourg le 7
septembre 1729, décédée à Hasselt le 8 juin 1802, mariée à Pierre-Théodore de
Corswaren, seigneur de Xhénemont, fille de Christophe et de Marie-Catherine
Dusart ;
5° Marie-Philipinne-Josèphe, baptisée à Limbourg le
16 mai 1732, mariée le 2 août 1766, à Limbourg, à Jérôme-Paul-Hubert de
Jaminet, seigneur de Bonneville, Sclayn, Faulx, né à Liège et baptisé à
Notre-Dame-aux-Fonts le 26 septembre 1735, fils de Jérôme-Paul de Jaminet,
seigneur de Bonneville, Faulx, Sclayn et de la Neuville, licencié ès lois, et
d’Elisabeth-Lambertine de Tignée de Bonneville ;
6° Maximilien-Corneil de Reul,
seigneur de Neuberg, baptisé à Limbourg le 26 juillet 1722, licencié ès lois,
greffier de la Cour féodale du Duché de Limbourg etc. Il avait épousé le 10 juillet 1754, à Liège, Marie-Catherine de
Jaminet, décédée à Limbourg le 23 juin 1764, fille de Jérôme-Paul de Jaminet,
seigneur de Bonneville, Sclayn, Faulx et de la Neuville, et d’Elisabeth-Labertine
de Tignée de Bonneville. Il épousa en
secondes noces le 27 juillet 1767, à Bilstain, Catherine-Thérèse-Odile de
Goer-de-herve, née à Liège le 18 juillet 1739, fille de Jean-Joseph de Goer-de
Herve, chevalier du S.E., seigneur de Bilstain et de Villers. De ce mariage naquirent :
1° Marie-Philippine-Hubertine,
baptisée à Limbourg le 4 mars 1755, décédée à Liège en 1847 sans
alliance ;
2° Lambertine-Théodore-Isabelle,
baptisée à Limbourg le 22 mars 1756 ;
3° Gilles-Théodore-Lambert qui
suit ;
4° Marie-Thérèse-Hubertine, baptisée à
Limbourg le 13 mai 1759, décédée à Liège le 8 décembre 1852, mariée à Limbourg,
le 22 mai 1789, à Jean-Vincent-François Pelsser, seigneur de Lichtenberg,
baptisé à Limbourg le 27 décembre 1753, fils de Pierre-Arnold et de
Marie-Adélaïde Brandt, dame de Lichtenberg ;
5° Maximilien-Jean-Hubert, qui suivra
après son frère ;
Du second
lit naquirent :
6° Josèphe-Thérèse-Philippine, baptisé à Limbourg le 2 mai 1769 ;
7°
Jean-Hubert-Maximilien, baptisé à Limbourg le 24 mai 1770, décédé le 28
suivant ;
8° Jean-Hubert-Maximilien-Joseph,
baptisé à Limbourg le 14 avril 1771 ;
9° Philippe-Albert-Joseph, qui suivra
après ses frères ;
10° Ernest-Théodore-Ferdinand, baptisé
à Limbourg le 1er décembre 1774 ;
11° Marie-Anne-Josèphe, baptisée à
Limbourg le 18 août 1776 ;
12° Louise-Françoise-Josèphe, baptisée
à Limbourg le 23 mai 1779, décédée à Liège le 24 juin 1844, mariée à
Guillaume-Joseph- Célestin de Bleret ;
13° Ernestine-Baptiste-Gérard-Joseph,
baptisée à Limbourg le 17 juin 1781 ;
14° Jean-Baptiste-Gérard-Joseph, né à
Limbourg et baptisé le 24 juin 1783, décédé à Liège le 19 février 1867, marié à
Lambertine-Thérèse-Louise Chaineux, dont il eut :
Louise-Thérèse-Géraldine,
décédée au château de Villers à Bilstain, le 16 février 1870, mariée à
Paul-Joseph-Victor, comte de Bourcier de Montureux, fils de Jules et d’Amélie,
comtesse de Gourcy.
VII. Gilles-Théodore-Lambert
de Reul, baptisé à Limbourg le 21 novembre 1757, licencié ès lois, juge à la Chambre des Tonlieux de
Limbourg, etc. décédé au château de Bonneville le 24 mars 1850. Il avait épousé à Limbourg, le 10 septembre
1791, Marie-Anne-Philippine Legro, baptisée à Limbourg le 2 mai 1767, décédée
au château de Bonneville le 13 décembre 1849, fille de François-Joseph Legro,
seingeur à Membach, et d’Albertine-Josèphe Poswick. De ce mariage naquirent :
1° Maximilien-François-Joseph, baptisé à Limbourg le 31 mai 1792, décédé à Liège le 16 décembre 1868 ;
2° Philippine-Françoise-Thérèse,
baptisée à Limbourg le 30 mai 1793, mariée à Jean-François-Joseph, chevalier de
Sauvage-Vercour, né à Liège le 10 octobre 1789, décédé le 20 novembre 1860,
fils de Jean-Nicolas-Joseph et de Marie-Barbe Brahy ;
3° N., mort le 23 janvier 1795 ;
4° Henri-Guillaume-Philippe, baptisé à
Limbourg le 15 février 1796 ;
5° Marie-Anne-Antoinette, baptisée à
Limbourg le 6 septembre 1798, décédée à Liège le 22 mars 1855, mariée le 5 mai
1828 à Conrad-Lambert-Servais de Harlez, fils de Conrad-Simon-Joseph, chevalier
et de Marguerite-Arnoldine de Ghisels ;
6° Marie-Albertine-Maximilienne, née à
Limbourg le 21 juillet 1800, morte en bas âge ;
7° Marie-Françoise-Eléonore, née à
Limbourg le 16 avril 1802, mariée à Arnold-Hyacinthe-Désiré baron de Thiriart,
décédé au château de Flémalle le 22 septembre 1847, fils d’Arnold-Antoine de
Thiriart, seigneur de Mutzhagen et de Marie-Joséphine-Hubertine de Lezaack.
VIIbis Maximilien-Jean-Hubert
de Reul, né et baptisé à Limbourg le 17 février 1764, chanoine de Notre-Dame
à Sclayn, puis chanoine de Saint-Servais à Maëstricht, marié le 11 septembre
1806 à Marie-Thérèse-Hubertine de Ghillenghien, née à Sclayn le 2 avril 1774,
décédée à Faulx-Mozet le 1er mars 1863, fille de Richard-Ferdinand,
seigneur de Wez à Wierdt, et de Christine-Lambertine de Jaminet. De ce mariage, naquirent :
1°
Marie-Maximilienne-Pauline, née au château de Faulx, le 10 octobre 1807,
décédée le 29 juin 1839 ;
2°
Philippe-Lambert-Joseph, né au château de Faulx le 26 avril 1810, marié à Wierde
à Henriette de Ferrare ;
3°
Maximilien-Joseph-Théodore, né à Faulx le 3 août 1811, décédé à Dinant en
1871 ;
4° Ferdinand-Henri-Joseph, né à Faulx le 31
août 1812, décédé à Louvain le 6 juin 1870, marié à Mozet le 28 octobre 1844 à
Félicité-Josèphe Duvivier.
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* *
VIIter Philippe-Albert-Joseph
de Reul, baptisé à Limbourg le 21 octobre 1772, licencié ès lois, décédé
à Liège le 5 août 1849, marié à Jeanne-Elisabeth Bailoux, décédée à Liège le 30
juillet 1849. De cette union est
issu :
VIII Max
de Reul, marié à Caroline de Schepper.
De cette alliance naquirent :
1°
Ernest de Reul ;
2°
Virginie de Reul.
BRANCHE DE BILSTAIN
IV.
Antoine-François de
Reul, baptisé à Limbourg le 5 février 1658, drossard de Villers et Bilstin,
bourgmestre de la ville de Limbourg, décédé à Bilstain le 28 décembre
1712. Il prit alliance avec Marie
Catherine de Xhénemont, décédée à Bilstain le 16 novembre 1735, fille d’Emmanuel-François,
waut-maître du Duché du Limbourg, et de
Marie de Corswarem. De cette union
naquirent à Limbourg 6 enfants :
1°
Théodore-Gaspard, baptisé le 21 mars 1697, licencié ès lois et prêtre ;
2°
Emmanuel-Joseph, baptisé le 13 septembre 1700 ;
3°
Emmanuel-Joseph, baptisé le 13 août 1701 ;
4°
Emmanuel-Massin, baptisé le 23 mai 1702 ;
5°
Jean-Antoine-François, baptisé le 14 octobre 1705 ;
6°
Gille-Joseph, baptisé le 2 juin 1709, licencié ès lois, juge à la Chambre des
Tonlieux du Limbourg, mayeur de la Haute Cour du Duché de Limbourg, etc. Il mourut à Limbourg le 30 avril 1786.
LES DE REUL DE WALHORN
Hubert Reul, seigneur et Astenet, échevin et greffier du Chef-ban de Walhorn, fut anobli par lettres patentes le 3 janvier 1660. Il épousa à Bruxelles, le 4 octobre 1655, Isabelle-Catherine Lallemand, fille de Jacques et de Jeanne Verstraeten. De cette union naquirent :
1° Jean-Guillaume, seigneur à
Astenet en 1677 ;
2° Jeanne-Marie, née à
Bruxelles, y baptisée le 3 février 1658 et y décédée le 12 décembre 1716. Elle avait épousé à Bruxelles, le 5 novembre
1693, Ambroise de Quintane-Riva, fils de Jean-Jacques et de Caroline van
Velthoven ;
3° Philippe-Jacques-Jospeph,
né à Walhorn et baptisé à Bruxelles, en l’église Notre-Dame de la Chapelle le
21 octobre 1664.